La colère

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Nos maîtres enseignent que la colère est un très grave défaut duquel il faut s'éloigner à l'extrême opposé. L'homme doit apprendre à ne pas s'emporter, même pour des motifs quijustifieraient la colère.

Si on veut inspirer de la crainte à ses enfants et auc gens de sa maison, ou à la collectivité (si on est chef de communauté et que l'on veut faire sentir sa colère pour que les gens modifient leur conduite), on paraîtra furieux devant eux quand on les semonce et on simulera d'être courroucé quand on les reprimande, mais tout en restant calme dans son for intérieur (Ramban, Deot ch.2, 3; Talmud, Shabbath 105).

La colère est un poison très dangereux tant pour le corps que pour l'âme, comme il est écrit: "Chasse la colère de ton coeur et tu éloigneras le mal de ta personne (Ecl. 11,10). Le mal dans ce verset désignat également le guhinam (l'enfer). Nos sages ont bien expliqué que celui qui se met en colère, toutes les formes de guehinam (de l'enfer) s'abattent sur lui (Talmud Nedarim 22a).

Les anciens sages ont dit: "se mettre en colère équivaut à pratiquer l'idolâtrie (Zohar, Bereshit 2, 17). Toute personne qui s'emporte, si c'est un sage, se voit ôter sa prophétie (Talmud, Pessa'him 66b). Ils ont aussi dit: "La vie des coléreux ne s'appelle pas une vie" (Pessa'him 113). Rambam Deot ch 2, 3.

Celui qui se met en colère perd à ce moment-là son âme Divine, et c'est une âme impure qui prend sa place. C'est comme s'il se transformait lui-même en idole. La Shékhina (la présence Divine) le quitte.

Il est interdit de regarder une personne dans ses moments de colère, et celui qui lui parle ou lui tient compagnie alors qu'elle est dans cet état, c'est comme s'il s'attachait à l'idolâtrie (Zohar Tetsavé).

Celui qui se met en colère perd même un grand bien qui lui avait été destiné du ciel (Pessa'him 66a).

Si une personne est coléreuse, on peut affirmer sans aucun doute que ses péchés dépassent ses mérites (Nedarim 22b).

Si une personne est coléreuse, ses jours se raccourcissent (Sefer hamidot).

Le fond d'une personne se révèle par sa poche, Kisso (comment il réagit face à un problème pécunier), son verre, kosso (comment elle se comporte sous l'effet du vin) et sa colère, kaasso(comment elle se comporte sous l'effet de la colère) (Talmud, Erouvine 65b).

Que est le véritable héros? Celui qui sait contenir sa colère (Yoma 92, etc.).

Le 'Hassid, le pieux, est celui qui est difficilement offensé et qui pardonne facilement (Pirke Avot 5,14).

Heureux celui qui garde le silence afin d'éviter une dispute (Sefer hamidot).

On doit s'éloigner à l'extrême de la colère, au point de rester toujours calme et impassible devant toute insulte ou offense. Telle est la voie des justes, qui demeurent imperturbables et silencieux lorsqu'ils essuient un affront. Ils agissent ainsi par amour de Dieu, en acceptant de telles souffrances avec joie. L'Ecriture dit à leur sujet: "Et ceux qui l'aiment brilleront comme l'éclat du soleil qui croît depuis son lever jusqu'à atteindre toute sa force à son zénith (Juges 5,3) - Rambam, Deot 2,3.



Approfondissement


Le Zohar explique que, de toutes les fautes qu'un homme peut faire, celle qui porte le plus atteinte au point de pratiquement l'anéantir, si on en croit le sens littéral du Zohar, à l'essence de l'âme, c'est la colère. Lorsqu'un homme se met en colère, il bousie pratiquement son âme.

Généralement, les fautes, disent nos maîtres, ne peuvent abimer que les rayonnements de l'âme, comme les nuages qui voilent les rayons du soleil en hiver, c'est ce que disent les prophètes, vos fautes sont comme les nuages, les commentaires expliquent: comme les nuages, ce qui veut dire qu'elles ne causent pas tellement de dégâts que ça, puisque, fondamentalement, le soleil est toujours là, au-dessus des nuages. Donc, heureusement pour nous, nos fautes, même si elle plongent notre âme dans l'obscurité, ce ne sont que les rayonnements de notre âme qui sont atteints, mais, non l'essence elle-même.
Mais, d'aprrès le Zohar, il y a une exception: la colère qui, elle, est capable d'atteindre l'essence de l'âme, comme dit le verset, la colère de l'homme lui déchire son âme (). Et la destruction causée par la colère est très difficile à réparer.

Dieu ne peut pas se lier à un homme coléreux. C'est pour cela qu'on voit qu'Il fait passer Avraham par Haran. Rashi explique que Haran c'est le lieu de l'idolâtrie et de la colère... Donc, Haran incarne, dans le décodage biblique, l'endroit de la pourriture humaine, l'endroit des coléreux, des voyous, des méchants, et dans cet endroit-là, Avraham, l'homme de la bonté, de la tolérance, du 'Hessed, doit séjourner.

Avraham va vivre l'expérience de Haran, ça veut dire il va se retrouver dans un milieu de colère extrême, et il va devoir, non seulement rester Avraham, mais, continuer à progresser dans a vision tolérante, de paix, de justice et d'amitié du monde et des hommes. S'il arrive à tenir, à ce moment là, il sera choisi. C'est pour ça que la Torah ne nous parle presque pas de la parole qui lui est adressée à Our-Kasdim, mais, la Torah nous parle de la parole qui lui est adressée après son passage à Haran, comme pour nous dire: tu es resté un homme à Haran, maintenant, tu vas devenir Mon homme à Moi.

Avraham est censé faire sortir de lui une nation de rois, et ne peut être un véritable roi que celui ne perd jamais la maîtrise de lui-même, Et de là, on a tous une clé à la main, ne peut être choisi par le bon Dieu que celui qui est capable de se taire, de se contrôler au moment où ça lui monte au nez. Dit d'une manière plus simple, n'est véritablement un serviteur d'Hashem que celui qui est capable de garder le contrôle sur lui-même.

Celui qui perd le contrôle de soi ne peut pas être un serviteur d'Hashem, c'est absolument impossible. Et c'est pour cela que le frère aîné de David n'a pas pu devenir roi, alors, qu'il avait tout pour l'être, et Hashem dit à Shmouel, celui-là, il Me dégoûte, pourquoi? Rashi explique: il était coléreux. Il ne peut pas représenter ce peuple, c'est absolument impossible.


La colère détruit le monde

La colère est la plus grande force destructrice de ce monde.

Il n' ya pas de colère sans perte. Tu te mets en colère, tu as perdu, et tu perds l'essentiel. Les maîtres de la Kabbalah expliquent: Lorsqu'il a été décrété dans le ciel qu'un homme doit recevoir quelquechose de très important (une grande richesse, une grande réussite, etc.) et qu'il y a sur lui une accusation parce qu'il n'est pas 100% parfait, Hashem décide qu'il faut l'éprouver dans le domainde de la colère. Et on va le mettre face à une situation qui pourrait le mettre en colère, et s'il surmonte sa colère, il mérite ce qu'on veut lui donner, si il sombre dans la colère, il perd tout.

De là, chaque fois qu'on sent la colère monter, on doit se dire que, si on se laisse aller, on va peut-être perdre qqc.

De plus, les maîtres des secrets enseignent que chaque fois qu'un homme se met en colère , il dégage une énergie négative très néfaste. Puisque rien ne se perd, toutes les colères du monde vont s'accumuler dans des endroits particuliers du monde qui sont comme des "poubelles" de colère; Et les gens qui habitent ces endroits vont subir l'influence de cette mauvaise énergie et auront des comportements de fous furieux.

D'une manière générale, la colère fait traverser à l'homme ses "limites" et il devient "un autre" (dans le domaine du mal). On appelle aussi la colère "é'vrah" ou traversée, l'homme qui see met en colère passe de l'Autre Côté, du côté du Mal.





 
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