'Hannouca

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Chandelier de Hannoucah

'Hannouca, encore appelée la fête des lumières a été instituées par nos sages pour commémorer le miracle survenu après la victoire des Maccabées ou Hasmonéens sur les Syriens (en 165 de l'ère courante), victoire qui s'est soldée par la restauration du temple et du service dans le temple.

Voici l''histoire: Le roi Antiochus avait ordonné que toutes les personnes vivant dans son royaume devaient absolument adorer les divinités Grecques. Puisque Juda était alors sous domination Syrienne, cela signifiait que les Juifs n'étaient plus libres de pratqiuer leur religion librement.
Pour s'assurer que ce décret soit respecté par les Juifs, Antiochus ordonna qu'on retirât du temple le chandelier et toutes les huiles consacrées et qu'on y plaçât des idoles païennes.
En réponse à ce sacrilège, un membre de la famille des Hasmonéens nommé Judas organisa une victorieuse rebellion contre les Syriens qui permit aux Juifs de reprendre le contrôle de Jérusalem.

Après que le temple ait été purifié et restauré, il fallait y allumer la lampe que les prêtres ne devaient jamais laisser s'éteindre. Mais, seul problème, on n'a retrouvé qu'une fiole d'huile capable de brûler un seul jour. Et le temps nécessaire à la fabrication d'une nouvelle huile remplissant les conditions du temple était huit jours. Fallait-il différer l'allumage de peur qu'en allumant cette seule fiole, elle s'éteigne d'abord? On a choisi de l'allumer et le miracle s'est produit. Durant les huits jours, la flamme ne s'est point éteinte, jusqu'à ce que les prêtres soient à nouveau capables de remplacer l'huile chaque matin. D'où les huit jours que dure la fête de 'Hannouca.

'Hannouca se célèbre chaque année à partir du 25 Kislèv selon le calendrier Hébraïque, ce qui ne correspond pas à une date fixe du calendrier grégorien, mais se situe généralement entre les mois de Novembre et de Décembre.

Cette année (2010), le 02 Décembre correspond à la date du début de la fête.

Chaque soir, durant la fête de 'Hannouca, les Juifs allument des bougies placées sur un chandelier spécial à 9 branches appelé 'Hannoukia.
La Shammash (9e bougie surélevée ou séparée des autres et qu'on utilise pour allumer les 8 bougies de la fête) est souvent placée au milieu du chandelier. Certains la placent ausi au coin, comme l'indiquent les deux images ci-dessous.
Chammash au milieu Chammash au coin
'Hannoukiah avec Chammash au centre - - - 'Hannoukiah avec Chammash au coin



PLACER ET ALLUMER LES BOUGIES DE 'HANNOUCA



La fête de 'Hannouca consiste à allumer une bougie dès le premier soir de la fête. Les autres soirs, on ajoute une bougie supplémentaire à cet allumage de sorte que le nombre de bougies allumées va croître chaque soir. Le dernier soir, nos 8 bougies de 'Hannouca seront allumées, conformément au miracle qui s'est produit pendant 8 jours.

Placer les bougies

Lorsqu'on place les bougies sur le chandelier, la chamash est toujours placée en premier. Ensuite, on place les bougies de la fête de l'extrême droite vers la gauche.
Cela signifie que le premier soir, nous plaçons d'abord la Chamash (généralement au milieu), puis,la bougie du premier soir à l'extrême droite du chandelier. Le deuxième jour, nous commençons toujours par placer la Chamash, puis, nous plaçons une bougie à l'extrême droite du chandelier, suivie à sa gauche par la bougie du deuxième soir de la fête.

Allumer les bougies

Pour allumer, on allume toujours en premier la Chamash, puis, on se servira d'elle pour allumer les autres. On allume la bougie du jour en premier, puis, les bougies des jours précédents dans l'ordre décroissant. En d'autres termes, le premier soir, nous allumons la Chamash et nous l'utilisons ensuite pour allumer la bougie du jour. Le deuxième soir, nous allumons notre Chamash en premier, puis, nous l'utilisons pour allumer d'abord la bougie du soir, ensuite, nous allumerons celle de la veille. Le huitième soir, nous utilisons la Chamash pour allumer la huitième bougie, puis, nous allumons la 7e, la 6e, jusqu'à la 1ere.

Réusmé:

Une fois la Chammash placée sur le chandelier, on place les huit bougies de la fête toujours de la droite vers la gauche. Mais, une fois la Shamash allumée, on l'utilise pour allumer les bougies de la fête toujours de la gauche vers la droite. On n'éteint plus la Chammash après l'allumage, on la laisse brûleravec les bougies de la fête.


PROCEDURE D'ALLUAMGE DES LUMIERES DE 'HANNOUCA




QUELQUES REGLES RELATIVES A LA FÊTE DE 'HANNOUCA

(Source: 'Habad Loubavitch)

1. On a coutume d'allumer les lumières de Hanouccah dans les synagogues et les maisons d'étude afin de propager la connaissance du miracle auprès des fidèles (« Pirsoumei Nissa »). Les lumières sont allumées à la synagogue entre les prières de Min'ha et Arvit, généralement vers le mur Sud (à droite lorsque l'on fait face au Heikhal) et placées suffisamment haut (à une hauteur supérieure à 10 tefa'him - dix palmes, soit 80 cm), pour qu'elles soient visibles de tous.

2. L'alluamge devra s'accompagner des bénédictions appropriées et on veillera à ce que les lumières puissent brûler au moins jusqu'à une demi-heure après la tombée de la nuit.

3. La coutume est également répandue dans de nombreuses communautés (Loubavitch notamment) d'allumer à nouveau (sans bénédictions) les lumières de Hanouccah au moment de la prière du matin. La coutume introduite par le Rabbi de Loubavitch. est que celles-ci restent allumées pendant toute la journée (à condition qu'il n'y ait pas de risque que les enfants puissent y toucher).

4. L'allumage qui se fait à la synagogue n'acquitte cependant aucun des participants, et chacun devra aussi allumer en rentrant chez lui. Cependant, celui qui a dirigé l'allumage à la synagogue le premier jour ne devra pas répéter chez lui la bénédiction de « Chéhé'héyanou » (qu'il a récitée à la synagogue), sauf s'il doit acquitter par son allumage d'autres membres de la famille. A l'inverse, celui qui a déjà allumé chez lui le premier soir, pourra réciter en public cette bénédiction devant la congrégation.

5. Pendant les huit jours de Hanouccah le Hallel intégral doit être récité à l'issue de la prière de Cha'harit, afin de louer l'Éternel pour le miracle qui s'est répété pendant huit jours.

6. On ne dira pas les supplicationsquotidiennes (Ta'hanounim), ainsi que tout passage (tel que le psaume 20 à l'office du matin) qui est généralement omis en de tels jours.



LE CHABBATH DE 'HANNOUCA

(Source: 'Habad Loubavitch)



1. Celui qui n'a pas trouvé les moyens financiers nécessaires à l'allumage des lumières de Chabbat et celles de Hanouccah devra donner préférence à celles du Chabbat. Dans ce cas néanmoins, il pourra se contenter d'une seule lumière pour Chabbat et allouer le restant à la mitsva de Hanouccah.

2. Par contre, les lumières de Hanouccah ont la priorité sur l'achat de vin pour le Kidouch et la Havdalah. (Le Kidouch pouvant être fait sur le pain, la Havdalah dans la prière de Arvit).

3. Lors de l'allumage à la veille de Chabbat il faudra (d'autant plus) veiller à ne pas placer les lumières à un endroit faisant face à une ouverture vers l'extérieur, ce qui pourrait entraîner une transgression de Chabbat par leur extinction. Une protection adéquate (en verre) devra être prévue à cet effet lorsque nul autre endroit n'est disponible.

4. La coutume est d'allumer les lumières de Hanouccah avant celles du de Chabbat. En effet, la coutume étant d'accueillir le Chabbat après l'allumage des lumières de Chabbat, il ne sera donc plus possible d'allumer par la suite celles de Hanouccah. Mais, selon l'avis de Rav Ovadia Yossef qui suit en cela l'avis de certains décisionnaires, on n'accepte pas véritablement le Chabbat par l'allumage des lumières et on peut, par conséquent, alluler les lumières de 'Hannouca après celles du Chabbat.

5. Selon l'opinion 'Habad, Celui qui, par erreur, a allumé les lumières de Chabbat avant celles de Hanouccah, et a par cela accepté Chabbat, devra demander à quelqu'un d'autre qui n'a pas encore accepté Chabbat d'allumer pour lui les lumières de Hanouccah. Il devra répondre Amen à la bénédiction « LeHadlik Nèr 'Hanouka » récitée par ce dernier. La bénédiction « ChéAssa Nissim » et celle de « Chéhé'héyanou » (le cas échéant) pourront être récitées par la personne elle-même.

6. Il faudra préférablement allumer les lumières de Hanouccah juste avant celles de Chabbat de façon à rapprocher le plus possible cet allumage (qui est en fait celui de Chabbat) de l'entrée de Chabbat.

7. D'autre part on tâchera de faire la prière de Min'ha du vendredi avant l'allumage des lumières. Le fait de prier Min'ha (de la veille de Chabbat) après l'allumage constituerait une flagrante contradiction avec le fait que les lumières de Hanouccah du jour du Chabbat (identifiables à leur nombre) aient déjà été allumées. Chez 'Habad la coutume est de prier Min'ha avant l'allumage.

8. A la sortie de Chabbat, l'ordre dans lequel les mitsvot d'allumage des lumières de Hanouccah et de récitation de la Havdalah doivent être accomplies est sujet à controverse: Certains pensent que la Havdalah doit précéder en raison de son caractère habituel. D'autres au contraire, donnent la priorité à l'allumage de façon à retarder le plus possible la cérémonie de clôture du Chabbat.

9. En pratique, à la synagogue l'habitude est déjà prise, dans toutes les communautés, d'allumer les lumières de Hanouccah avant Havdalah. A la maison chacun agira selon sa coutume. Chez 'Habad, la coutume consiste à faire d'abord Havdalah mais attendre d'avoir allumer les lumières de Hanouccah avant de dire le passage « Véytène Lékha » (qui suit habituellement la Havdalah).

10. Lorsque la Havdalah est récitée après l'allumage il sera formellement interdit d'utiliser les lumières de Hanouccah pour réciter la bénédiction sur la flamme lors de la cérémonie de Havdalah.





AUTRES COUTUMES DE 'HANNOUCA (Source: 'Habad Loubavitch)


1. On a coutume pendant les jours de Hanouccah d'augmenter les actes de bonté ainsi que les dons de Charité (Tsédakah). De nombreuses significations sont apportées à cette coutume parmi lesquelles :

2. La Tsédakah rapproche la Délivrance (selon nos Sages), de même les lumières de Hanouccah, dont il est dit qu'elles ne disparaîtront jamais (même dans le Monde Futur), symbolisent cette Délivrance.

3. De même, on a coutume d'augmenter l'étude de la Torah pendant cette fête. La lumière étant symbole de la Torah, il convient que la fête des lumières soit marquée par une augmentation de l'étude de la Torah.

4. La fête de Hanouccah étant rattachée à la notion de « Pirsoumei Nissa » (diffusion du miracle), de nombreux allumages publics sont organisés, sur l'initiative du Rabbi de Loubavitch., afin de sensibiliser le plus grand nombre à l'accomplissement des commandements de la fête.

5. Cette campagne de sensibilisation se fait également par le biais de moyens publicitaires. De même, des rassemblements (particulièrement d'enfants) sont organisés dans ce but, ainsi que des visites à domicile.

6. Ce désir de sensibiliser et d'éduquer (surtout les enfants) s'exprime aussi par rapport aux membres de la famille, et a donné naissance à de nombreuses coutumes :

7. On a coutume de distribuer de l'argent aux enfants (en hébreu Ma'ot 'Hanouccah, en yiddish, 'Hanouccah guelt) afin de les stimuler à l'étude de la Torah et à l'accomplissement des mitsvot, et également pour leur permettre de donner la Tsédakah avec leur propre argent.

8. Chez 'Habad la coutume est de distribuer cet argent à l'occasion de la quatrième ou la cinquième soirée de Hanouccah. Plus récemment, sur l'initiative du Rabbi de Loubavitch., on a coutume de le faire chaque soir et de donner un montant additionnel à l'occasion de la quatrième ou la cinquième soirée. Le Rabbi précédent avait l'habitude d'honorer cette coutume vis-à-vis de ses gendres et de ses filles même après leur mariage.

9. De même, on a coutume de réunir les membres de la famille (particulièrement les enfants) à l'occasion de la fête pour parler de Hanouccah et des mitsvot qui s'y rattachent, et raconter des histoires à propos de la fête et de ses enseignements. Les Rabbis de 'Habad avaient l'habitude d'organiser, l'un des soirs de Hanouccah, une réunion familiale pendant laquelle étaient servis des Latkés (beignets) et où tous ses sujets étaient évoqués.

10. Dans cette volonté d'imprégner les enfants des valeurs de la fête et de ses miracles, on a coutume de leur offrir pour jouer, des toupies (« dreidel »), sur lesquelles quatre lettres apparaissent, formant les initiales de la phrase : « Ness Gadol Haya Cham - Un grand miracle eut lieu là-bas ».








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