LA KASHROUT : Les lois alimentaires Juives

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Le terme Kashrout ou Cashrout désigne l’ensemble des lois qui entourent la façon dont un Juif doit s’alimenter. La Kashrout regroupe, d’une part, l’ensemble des critères désignant un aliment (animal ou végétal) comme permis ou non à la consommation et, d’autre part, l’ensemble des lois indiquant la manière dont il faut les préparer pour qu’ils soient propres à la consommation.

Lorsqu’un aliment est propre à la consommation selon les critères de la Torah et des sages, il est dit Kasher ou Casher.



Origine et sens des lois de la Kashrout

Les lois de la Kasherout dérivent de certains passages de la Torah qui indiquent ce qu’il est permis à un Juif de manger et ce qu’il lui est interdit de manger.

Par trois fois, la Torah associe ces lois à l’idée de sainteté. (Exode 22-30) (Lev. 11-44) (Deut. 14-21) Le repas est un acte de sainteté et la table du Juif est souvent comparée à l’autel sur lequel était offert les sacrifices.



Les lois de la Kashrout

Les lois de la Kashrout incluent principalement:

  • L’interdiction de consommer des espèces impures et leurs dérivés;
  • L’interdiction de consommer des animaux purs, mais qui auraient certains défauts ou qui n’auraient pas été abattus selon les règles ;
  • L’interdiction de consommer du sang ;
  • L’interdiction de consommer certaines graisses d’un animal;
  • L’interdiction de mélanger du lait et de la viande.
  • L’interdiction de consommer, en terre d'Israël, des produits agricoles sur lesquels n'ont pas été prélevés la dîme et/ou les prémices;
  • L’interdiction de consommer, en terre d'Israël, des fruits d'un arbre avant sa troisième année de production;



1. L’interdiction de consommer des espèces impures et leurs dérivés;

La première mention d' animaux purs et d'animaux non purs se trouve en Genèse 7,2. Cependant, la distinction n'est décrite que dans Lévitique 11,1-47 et Deutéronome 14, 3-21.

  • Les mammifères : Ne sont purs (Tahor) que ceux qui ruminent (donc uniquement des herbivores) et qui ont le sabot fendu. Les autres (ceux qui ruminent seulement sans avoir le sabot fendu, ou qui ont seulement le sabot fendu mais ne ruminent pas, ou qui ne ruminent pas et n’ont pas le sabot fendu) sont impurs (Tamè) et sont interdits à la consommation. Ainsi le porc, le singe et sa famille, etc., sont interdits à la consommation.
  • Les autres espèces terrestres : Les autres espèces terrestres autres que les mamifères sont toutes interdites: Les rongeurs, les reptiles, les mollusques.
  • Les volatiles : Les animaux de la basse-cour sont, en général, purs et donc permis. Les rapaces et les charognards sont interdits.
  • Les insectes ailés : Ne sont purs que ceux qui, non seulement marchent sur quatre pattes, mais, ont éalement au niveau de leurs pattes, des articulations qui leur permettent de sauter. Tout insecte ailé qui ne saute pas à l'aide de ses pattes est donc impur.
  • Les produits de mer ou des eaux : Parmi tous les produits aquatiques, seuls les poissons sont permis.
    Et, parmi les poissons, ne sont purs que ceux qui ont, à la fois, des écailles et des nageoires.
    Les autres poissons et espèces de mers sont donc interdits. Ainsi, l'esturgeon, qui perd ses écailles lors de l'accouplement, n'est pas kasher, ni la lotte, la raie, l'anguille, le mâchoiron, la silure, ainsi que tous les fruits de mer (crevettes, crabes et autres crustacés, langouste, homard, huîtres, moules, etc.).
  • Les dérivés d'animaux : Les dérivés d'animaux purs sont purs et les dérivés d'animaux impurs sont impurs. Ainsi, nous ne consommons que le lait ou les oeufs qui proviennent d'espèces pures.



2. L’interdiction de consommer des animaux purs, mais qui auraient certains défauts ou qui n’auraient pas été abattus selon les règles ;

Il ne suffit pas qu'un animal soit pur pour qu'on le mange. Il faut aussi qu'il soit abattu de façon appropriée, par un spécialiste. Le processus Juif d’abattage rituel des animaux s’appelle Shé'hita. Le Sho'het ou abatteur rituel doit examiner l’animal pour s’assurer qu’il ne présente aucun défaut ou maladie avant d'être abattue. Après l'avoir abattue, il doit s'assurer ensuite qu'elle ne présente aucune maladie interne.
Il va vérifier les poumons: Si la plèvre est trouée, l'animal est refusé. Si le poumon est percé mais non la plèvre, l'animal est recevable et est donc kasher. Si le poumon se présente sans le moindre défaut, et s'il est « totalement lisse», Halak en Hébreu, Glatt en Yiddish, alors il est kasher. L'examen se fait sur 8 points:

  • s'il y a brisure (chévira),
  • perforation (néqouva),
  • manque (nétoula, 'hasséra),
  • adjonctions ou deformations (kéroua'h),
  • etc.
L'animal Kasher est celui qui a réussi cet examen à l'intérieur d'un espèce pure (Tahor).



3. L’interdiction de consommer du sang ;

L'interdiction de consommer du sang des animaux apparaît pour la première fois en Genèse.

Ainsi, avant de consommer de la viande d'un animal terrestre, nous ddevons nous assurer qu'elle ait été vidée de son sang à travers le processus de Kashérisation de la viande.



4. L’interdiction de consommer le nerf sciatique et certaines graisses d'un animal ;

Le nerf sciatique ainsi que certaines graisses sont interdites chez l'animal. Le Sho'hèt (abatteur rituel) doit donc les retirer après l'abattage.



5. L’interdiction de mélanger du lait et de la viande.

La Torah, à 3 reprises, dit : « Tu ne cuiras pas le chevreau dans le lait de sa mère. » (Chémot 23 et 34, Dévarim 14). 
Nos maîtres commentent dans la Guémara 'Houlin (114a) : Une fois pour nous indiquer l’interdiction de les cuire ensemble. Une fois pour nous indiquer l’interdiction de les consommer ensemble. Une fois pour nous indiquer l’interdiction de tirer profit de leur cuisson. 

Il est dnc interdit de consommer au cours d'un même repas de la viande, puis du lait. On ne doit pas les avoir à la même table. On doit aussi laisser six heures entre la consommation de la viande et celle du lait. Toutefois, si on a commencé par consommer du lait, on peut consommer de la viande imméditament ensuite, à condition de se rincer la bouche avant.
Il est aussi interdit de cuire ensemble la viande et le lait, même si ce n’est pas dans le but de les consommer. 



L’interdiction de consommer, en terre d'Israël, des produits agricoles sur lesquels n'ont pas été prélevés la dîme et/ou les prémices;



L’interdiction de consommer, en terre d'Israël, des fruits d'un arbre avant sa troisième année de production;





 
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