LA TSEDAQA

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Qu’est-ce que la Tsedaka (charité) ?


La Torah n'autorise pas l'homme à consommer 100% de ses revenus. Il doit en consacrer aux moins 10% pour les autres. La Tsedaqa est la partie de nos revenus que nous consacrons aux autres, pour venir en aide à ceux qui sont dans le besoin.



De l'obligation de pratiquer la Tsedaqa (les œuvres de bienfaisance)


Toute personne est obligée de donner de la Tsédaka (don aux necessiteux) selon ses possibilités, Comme il est dit:

Deut. 15:7-8 : S'il y a chez toi quelque indigent d'entre tes frères, dans l'une de tes portes, au pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne, tu n'endurciras point ton cœur et tu ne fermeras point ta main devant ton frère indigent. Mais tu lui ouvriras ta main, et tu lui prêteras de quoi pourvoir à ses besoins.

Lev. 19:9-10 : Quand vous ferez la moisson dans votre pays, tu laisseras un coin de ton champ sans le moissonner, et tu ne ramasseras pas ce qui reste à glaner. Tu ne cueilleras pas non plus les grappes restées dans ta vigne, et tu ne ramasseras pas les grains qui en seront tombés. Tu abandonneras cela au pauvre et à l'étranger. Je suis l'Éternel, votre Dieu.

Vayikra (Lev.) 25, 25 : « Si ton frère, se trouvant dans la gêne, a vendu une partie de sa propriété, son plus proche parent viendra et il rachètera ce qu’a vendu son frère. »

« Si ton frère vient à déchoir, si tu vois chanceler sa fortune, soutiens-le, fût-il étranger et nouveau-venu, et qu’il vive avec toi. » (Ibid., 25, 35)

« Si ton frère, près de toi, réduit à la misère, se vend à toi, ne lui impose point le travail d’un esclave » (Ibid., 25, 39)

Même quelqu’un qui est pauvre et obtient sa subsistance grâce à la Tsédaka, est lui aussi tenu de donner la Tsédaka à partir de ce que lui donnent les autres. Même s’il ne peut donner qu’une petite somme, il ne devrait pas s’arrêter, car la petite somme d’argent qu’il peut donner équivaut à une grande somme d’argent donnée par un riche .

Même si nous avons un grand principe selon lequel, on ne force pas une personne à l’accomplissement d’une Mitsva si la récompense est explicitée avec la Mitsva, mais malgré tout, à l’époque où les Sages d’Israël avaient le pouvoir, les Baté Din (tribunaux rabbiniques) de chaque ville pouvaient forcer chaque personne qui ne désirait pas donner la Tsédaka, à donner selon ses possibilités financières, puisque cette Mitsva contient aussi des interdictions, et celui qui ne donne pas la Tsédaka, hormis le fait qu’il transgresse l’ordonnance positive de donner la Tsédaka, il transgresse aussi des ordonnances négatives, comme il est dit (Dévarim 15) : « Tu n’endurciras pas ton cœur et tu ne fermeras pas ta main envers ton frère nécessiteux… ».

Malgré ceci, quelqu’un qui n’a rien d’autre que ce dont il a besoin pour sa subsistance n’est pas obligé de donner de la Tsédaka, car la subsistance de l’individu précède celle de tout autre.

Il est interdit d'insister auprès d'une personne riche qui s’acquitte déjà de son devoir de donner la Tsédaka, pour qu’elle donne davantage de Tsédaka, car selon le Din, cette personne est déjà quitte de son devoir, et ce n’est que par honte qu’elle donnera.

Mais par contre, la personne qui a les possibilités de donner davantage de Tsédaka, et qui s’en prive parce qu’elle est avare, il est souhaitable d’insister verbalement auprès de cette personne afin qu’elle donne la Tsédaka.

La personne qui n’a pas la possibilité de donner beaucoup à la Tsédaka, mais qui convainc ses proches et ses amis qui ont de l’argent, de donner la Tsédaka, et par son mérite, ces gens donnent la Tsédaka, hormis le fait que son importance est grande puisqu’elle fait partie des gens qui font acquérir des mérites à la collectivité, mais son importance est également grande puisqu’elle est considérée comme ayant donné. Comme l’enseignent nos maîtres : celui qui fait faire (qui permet aux autres de faire) est plus grand que celui qui fait (que celui qui accomplit lui-même la Mitsva) comme il est dit : « L’action de la Tsédaka sera symbole de paix », et il n’est pas dit « La Tsédaka sera symbole de paix » ceci pour nous apprendre que celui qui permet aux autres de donner la Tsédaka, est plus grand que celui qui donne la Tsédaka. On trouve aussi (Daniel 12 :3) : « Et les sages brillent avec l’éclat des cieux et ceux qui enseignent la Tsédaka (véMatsédikéï) aux masses comme les étoiles à perpétuité »



Pourquoi donner?


La Tsédaka est le signe des descendants de notre patriarche Avraham , comme il est écrit (Béréshit/Genèse 18:19): Parce que je sais qu’il enseignera à ses fils et à sa maison après lui, à garder le chemin de Hashem, en faisant de la Tsédaka”.

Nos maîtres ont enseigné: Il n’y a rien dans le monde de plus sévère que la pauvreté, c’est le plus terrible de tous les maux. Nos Sages ont dit: “Toutes les souffrances sont d’un côté de la balance et la pauvreté se trouve de l’autre côté. Midrash Shémot Raba 31:12.

Dans le Talmud Baba Batra 116a: L'excès de misère fait perdre la raison à l'homme et lui fait renier son créateur.

Proverbe de Salomon: Tous les jours du pauvre sont malheureux.

Le Zohar haqadosh explique:

Si quelqu’un restaure l’âme d’un homme pauvre, même si le moment de partir de ce monde lui est arrivé, Hashem restaure son âme et prolonge sa vie.

Et encore: Si un homme pratique la bonté sur terre, il réveille la bonté d’en haut et celle-ci se repose sur ce jour, qui grâce à lui, a été couronné. De la même façon s’il fait un acte de compassion, il couronne ce jour avec de la compassion et celui-ci devient sa protection au moment de besoin. Aussi s’il commet un acte cruel, celui-ci a un effet correspondant sur ce jour et le détruit, de façon que la journée devient cruelle envers lui et essaye de le détruire, en le rétribuant mesure pour mesure. Zohar Hakadosh 3 :92b.

Retenir le salaire d’un homme pauvre équivaut à lui prendre la vie et celle de son foyer. De la même façon Hashem diminue leurs âmes, diminue leurs jours et Il supprime leur âme dans l’autre monde. Zohar Hakadosh 3 :84b-85a.

Rabbi Shimon a dit au nom de Rabbi Yéhoshoua ben Lévi: "Que la Mitsva d’aider les pauvres ne cesse pas d’être importante à vos yeux, car son oubli entraîne vingt-quatre malédictions et la récompense gagnée grâce à sa pratique implique vingt-quatre bénédictions." Vayikra Raba 34 :11.

Celui qui donne de la Tsédaka aux nécessiteux, et en particulier celui qui soutient financièrement des étudiants de la Torah, sa récompense est très importante, et par la force de la Tsédaka, tous les mauvais décrets vont s’écarter de lui, car la Tsédaka sauve de la mort, comme il est arrivé à la femme de la ville de Tsarfat (nom d’un lieu situé en Syrie) à l’époque d’Eliyahou Ha-Navi (le prophète Elie), qui – grâce à une simple pâtisserie qu’elle donna à Eliyahou Ha-Navi – eut le mérite de voir son fils revenir à la vie alors qu’il venait de mourir, et elle profita pleinement de lui durant de longues années.

Rabbi Yitskhak a dit : quatre choses abrogent un mauvais décret contre un homme, à savoir: 1) La Tsédaka, 2) la supplication, 3) le changement de nom et 4) le changement de conduite. La Tsédaka, comme il est écrit : « Les trésors du mal ne donneront aucun profit et la Tsédaka délivre de la mort »(Mishléï/Proverbes 10 :2). Rosh Hashana 16b.

Rabbi Éléazar affirme : celui qui donne de la Tsédaka est plus grand que celui qui offre tous les sacrifices au Béït Hamikdash ; car il est écrit, « La pratique de la Tsédaka et de l’équité, voilà ce que Hashem préfère aux sacrifices » (Mishléï/Proverbes 21 :3).

Toute personne qui prend les autres en pitié, sera elle-même prise en pitié depuis le ciel. Chacun doit prendre conscience que, de même qu’il s’adresse constamment à l’Eternel pour demander santé, bonheur… et souhaite que le Maître du Monde entende ses plaintes, de même il doit prêter attention aux plaintes des pauvres ». Yoré Déa (p. 247)

Venez et voyez: tout celui qui est riche et donne de la Tsédaka aux pauvres et ne fait pas de prêts à l’intérêt, est considéré comme s’il gardait toutes les Mitsvot.. Midrash Shémot Raba 31:4.

“ La Tsédaka et les actes de Hessed sont égaux en importance à toutes les autres Mitsvot de la Tora.” Talmoud Yéroushalmi Péa 1:1

On ne devient jamais pauvre à cause de la Mitsva de la Tsédaka, et rien de mauvais ne peut arriver à cause de la Mitsva de la Tsédaka, comme il est dit : (Yéshayahou/Ésaïe: 32:17): "L’effet de la Tsédaka sera la paix, et les fruits de la Tsédaka seront le repos et la sécurité pour toujours ”.

Le Talmoud de Jérusalem (voir Shiour Hashirim Raba 6:11) affirme: « La porte qui ne s’ouvre pas pour le pauvre s’ouvrira pour le médecin ».



La Tsedaqa n'est pas une acte de charité, mais de Justice


Le mot Tsedaqa vient de la racine Tsedeq, justice, droiture; ce qui signifie que le fait de donner de la Tsedaqa n'est pas un acte de charité ou de bonté, c’est simplement un acte de justice et de droiture, l’accomplissement d’un devoir, c’est-à-dire, donner aux pauvres ce qu’il leur est dû, comme il est écrit (Yéshayahou/Ésaïe 56:1) “Ainsi dit Hashem observez ce qui est droit et pratiquez la Justice (Tsédaka); car mon salut ne tardera pas à venir et ma Justice (Tsédaka) est prête à se manifester.

Nos maîtres enseignent qu'Israël ne peut être délivré que par le mérite de la Tsédaka, comme il est dit : « Tsion sera rachetée par le jugement (michpat) et ses repentants par la justice (Tsédaka). » (Yéshayahou/Ésaïe 1:27)

L’homme ne doit donc pas dire, « comment puis-je donner mon argent aux autres », car en réalité, il faut savoir que l’argent ne nous appartient pas, mais plutôt qu'un fond nous a été confié pour satisfaire la volonté de Celui qui nous l’a donné. Il nous en a confié la gestion, afin que nous ayons le privilège d’agir en tant que Son intermédiaire.

Cette gestion implique le fait d'aider les autres. En récompense de cette tâche, nous recevons un salaire. Le Maître du monde aurait pu nous demander de distribuer 90% des biens qu'Il nous confie et de garder 10% pour notre salaire. Mais, dans Sa bonté, Il nous demande de garder 90% et de distribuer au moins 10%.



Lorsque nous ne sommes pas fidèle dans la gestion de ces revenus, ...


On raconte l'histoire d'un Juif fortuné qui, un jour, reçut une lettre de son Rabbi, Rabbi Abraham Yeochouah Hechel de Apta. Il lui demandait de donner 200 roubles pour sauver un autre 'Hassid d'une faillite financière. Le riche Juif contribuait de façon régulière aux activités charitables de son Rabbi. Mais cette lettre particulière arrivait à un moment où sa propre situation n'était pas des plus favorables et elle contenait la requête d'une somme exceptionnellement importante. Après quelques délibérations, le 'Hassid décida de ne pas répondre à la demande du Rabbi. Peu après, la fortune de l'homme commença à péricliter. Une mésaventure commerciale lui fit subir de graves pertes, puis en arriva une autre. Peu de temps ne passa avant qu'il n'ait tout perdu.

  • Rabbi , s'écria-t-il quand il eut obtenu une audience auprès de Rabbi Abraham Yeochouah, "je sais pourquoi tout cela m'est arrivé. Mais mon péché était-il si grave pour que je mérite une telle punition? Et est-il juste de me punir sans aucun avertissement? Si vous m'aviez dit combien il était important de donner ces 200 roubles, j'aurais suivi vos instructions à la lettre !"
  • Mais tu n'as pas du tout été puni répliqua le Rabbi.
  • Que voulez-vous dire ? Toute ma richesse m'a été retirée!
  • Rien de ce qui t'appartenait ne t'a été pris, reprit le Rabbi. Vois-tu, quand mon âme est descendue sur terre, une certaine quantité de ressources matérielles me fut allouée pour que je l'utilise dans mon travail. Cependant, mes jours et mes nuits sont occupés par la prière, l'étude et l'enseignement de la Torah et les conseils que je donne à ceux qui viennent me les demander. Je n'ai donc pas le temps de gérer tout cet argent. C'est pourquoi ces ressources ont été placées entre les mains d'un certain nombre de "banquiers", de gens qui considèrent qu'il est de leur devoir de soutenir mon travail. Quand tu as failli dans l'accomplissement de ta tâche, un de mes comptes qui était placé chez toi a été transféré chez un autre banquier...



La Tesdaqa nous fait ressembler au Créateur


Rabbi Khanna, fils de Rabbi Khanina a dit aussi : Que veut dire le verset : « Et vous marcherez envers Hashem votre D-eu » ; (Dévarim/Deutéronom e 5 :33) ? Est-il possible qu’un être humain puisse marcher envers la Shékhina ? N’a-t-il pas été dit : Car Hashem ton D-eu est un feu qui dévore » (Ibid. 4 :24) ?

Mais (la signification est qu'il faut) marcher auprès des attributs du Saint, Béni-Soit-Il. Ainsi comme Il habille ceux qui sont nus, car il est écrit : « Et Hashem D-eu a fait des habits pour l’homme et la femme et les habilla », (Béréshit/Genèse 3 :21), de la même façon vous devez habiller tous ceux qui sont nus.

Le Saint, Béni Soit-Il, a rendu visite aux malades et il est écrit : »Il apparut (à Avraham) dans la plaine de Mamré «, (Béréshit/Genèse 18 :1), de la même façon vous devez rendre visite aux malades.

Le Saint, Béni Soit-Il, conforta les gens en deuil comme on le trouve (Ibid. 25 :11) ; « Après la mort d’Avraham, D-eu bénit sons fils Yitskhak » (Ibid. 25 :11), de la même façon vous devez aussi conforter ceux qui sont en deuil.

Et ainsi comme Hashem enterra les morts, « et Il l’enterra (Moshé) dans la vallée » (Dévarim/Deutéronome 34 :6), vous aussi devez agir de la même façon et donner de la sépulture aux morts. Sota 14a.



Lorsque nous ne donnons pas la Tsedaqa, cela attire des rigueurs dans le monde.


Le Saint, Béni Soit-Il, est tout près de l’appel des pauvres. A cause de cela, il faut faire très attention pour éviter que ceux qui se trouvent dans le besoin se plaignent, car il y a un pacte établi avec eux; comme c’est écrit (Shémot/Éxode 22:26): « Et quand il se plaindra Je l’écouterai car Je suis miséricordieux ».

Une fois le Rabbi Yitskhak Louria ztk’l (le Ari Hakadosh) se trouvait au milieu d’une leçon avec ses élèves dans les champs de Saféd où se trouve enterré le prophète Osée; tout-à-coup le Arizal arrêta sa leçon sur les secrets de la Tora et dit à ses élèves: Mes amis, sachez que je viens d’écouter une proclamation dans le ciel selon laquelle une peste de terrible proportion descendra sur Saféd bientôt et détruira tous les fruits des champs, sans rien épargner. Cette peste est due à un pauvre, érudit de la Tora dont le nom est Rabbi Yaacov. Il s’assied, pleure et se plaint à cause des stricts jugements de Hashem, car il ne peut plus supporter ce que ses mauvais voisins lui font. Ils ne lui montrent pas de compassion et ne font rien pour alléger sa souffrance. Le Saint, Bénit-Soit-Il est plein de colère contre tous les habitants de la ville à cause de cette situation. C’est à cause de cela que la proclamation a été faite et annonce l’arrivée imminente de la peste.

Donc, mes élèves, prenez rapidement de l‘argent et portez-le chez le pauvre Rabbi Yaacov. Il se peut que de cette façon nous puissions abroger le mauvais décret.

Alors Rabbi Yitskhak Hacohen se leva et prit l’argent qu'íls avaient réuni et partit en courant vers la maison de Rabbi Yaacov. A son arrivée, il trouva Rabbi Yaacov pleurant assis sur une chaise. Rabbi Yitskhak lui demanda pourquoi il pleurait, et Rav Yaacov lui répondit. Et pourquoi pas? Comme si ma sévère pauvreté ne suffisait pas, maintenant les vases que j’utilisais pour porter de l’eau à mes voisins se sont cassés et je n’ai pas d’argent pour en acheter de nouveaux. C’est à cause de cela que je souffre et pleure. Suis-je pire que le reste du monde?

Quand Rabbi Yitskhak écouta les paroles de Rabbi Yaacov il fut surpris, car il se rendit compte alors de la vérité de ce que le Ari Hakadosh avait dit aux élèves. Puis Rabbi Yitskhak HaCohen donna l’argent à Rabbi Yaacov, cet acte lui donna une très grande joie. Rabbi Yitskhak le pria de ne plus se plaindre, car il avait presque causé une grande tragédie aux habitants de Safed. Rabbi Yaacov fut d’accord et immédiatement demanda la grâce d'Hashem pour qu’Il anéantisse la peste qui était sur le point de descendre sur Safed et demanda aussi à Hashem de pardonner à ses voisins de ne l’avoir point aidé.

Rabbi Yitskhak HaCohen retourna au lieu où le Ari Hakadosh enseignait à ses étudiants et raconta tout ce qui s’était passé. Tout le monde était vivement impressionné. À ce moment-là le Arizal dit à ses élèves, soyez bénis, car vous êtes la raison grâce à laquelle le mauvais décret a été annulé.

Ils continuèrent leur étude mais, quelques moments plus tard, ils levèrent leurs yeux au ciel et virent une grande armée de sauterelles traversant le ciel et eurent alors très de peur. Mais le Ari Hakadosh les rassura en disant: N’ayez pas peur, car le péché commis par les gens de Safed contre ce pauvre homme a été pardonné et le mauvais décret a été abrogé. Peu après, un vent très fort souffla soudain et emporta avec lui toutes les sauterelles les lançant dans la mer, ne restant aucune sauterelle. Après ce jour-là, les gens de Safed devinrent très sensibles aux besoins de ce pauvre homme Rabbi Yaacov.

Kitvé haAri haKadosh, tiré du Séfer Kav haYashar, Chapitre 9, et dans le Séfer Méïl Tsédaka.



Le Pouvoir de la Tsedaqa


La Tsedaka repousse les mauvais décrets et rajoute de la vie.

En effet, la tsedaka a une force phénoménale. Déjà, le verset nous dit (proverbes 10,2) que la tsedaka sauve de la mort et nos maîtres interprètent comme étant le pouvoir de la Tsedaka d’éviter à l’homme une mort horrible. Le Talmud (Baba Batra 10a) rajoute qu’elle sauve d’une mort inhabituelle et sauve du din du guehenam (gehenne). Le midrash (Zouta, Chir Hachirim 1,15) explique que si l’ange de la mort a reçu de D… le mandat de mort d'un tel, celui-ci en donnant la tsedaka peut empêcher l’ange de la mort de prendre possession de lui. Rabbenou Yona, dans Shaaré Teshouva (1) nous dit que la tsedaka peut nous sauver des supplices et d’autres malheurs. Le Rashbah (1, 413) dit que Dieu nous sauve alors par un miracle caché, autrement dit on a eu droit à un miracle qui nous a sauvés sans qu’on le sache.

Le Roi Salomon nous enseigne également « Sur le chemin de la Charité se trouve la Vie et son sentier aboutit à l’immortalité » (Prov. 12 : 28).

Le Gaon de Vilna précise : « Même si quelqu’un décide, de choisir une conduite contraire aux principes du Judaïsme, mais qu’il pratique la vertu de la Tsedaka, il méritera l’éternité parce que la Tsedaka sauve de la mort ».

Notre maître le TOUR écrit : Expérience faite, nous pouvons attester que la Mitsva de Tsédaka n’entraîne jamais de manque, mais au contraire, la Mitsva ajoute richesse et honneur, comme il est dit : « dès que le prélèvement commença à arriver à la maison d’Hachem, mange et rassasie-toi et fais des restes en grand nombre, car Hachem a béni son peuple. » comme ce que disent nos maîtres dans la Guémara Shabbat (119a) : Prélève le dixième afin que tu t’enrichisses.

« Une personne ne deviendra jamais pauvre pour avoir donné de la Tsedaka » écrit le Tour « et ne subira aucun tort pour s’être consacrée à cette Mitsva ».

Plutôt que de jeûner pour un mauvais rêve ou une mauvaise nouvelle, il est recommandé de donner à la Tsedaka la somme d’argent qu’aurait coûté un repas, en principe un multiple de 18 (18 étant la Guematria, la valeur numérique de ‘Haï, la vie). Il est écrit que le peuple juif sera délivré par Machia’h grâce au mérite de la Tsedaka.

Celui qui donne à manger et à boire à sa table à des pauvres et à des orphelins , s'il invoque Dieu, sera exaucé , et il s'en réjouira, car il est dit: Alors tu invoqueras le Seigneur et Il te répondra.

La Mitsva de Tsédaka est si grande que le Yétser Hara fera de grands efforts pour l’anéantir … c’est à cause de ceci qu’on voit un très grand nombre de gens riches qui gaspillent une grande somme d’argent dans la satisfaction de leurs vanités, mais elles sont très avares en ce qui concerne la Tsédaka. Séfer Méïl Tsédaka, Simane 1744.



Comment donner


Rabbi Éléazar a dit aussi : « la récompense de la Tsédaka dépend complètement de la mesure de bonté qu’on y met, car il est dit (loc. cit.) « Semez pour vous de la Tsédaka, moissonnez pour vous de la bonté ».

Quiconque donne de la Tsédaka à quelqu’un d’une façon peu cordiale, avec son visage tourné vers la terre, perd tout son mérite même s’il donne mille monnaies d’or... Il faut plutôt donner avec plaisir, avec de la joie, en partageant avec ceux qui souffrent, comme le déclare (Yov/Job: 30:25): “N’ai-je pas pleuré avec l’affligé? Et mon âme, ne s’est-elle pas attristée à cause du misérable?” Celui qui donne, doit aussi dire des paroles pour soulager et consoler celui qui se trouve dans le besoin comme on le trouve dans l’Écriture (Ibid. 29:13):”Et au cœur de la veuve je donnai de l’allégresse”. Kitsour Shoulhane Aroukh, 34,7.

La Tsédaka a un niveau plus élevé quand elle est donnée en secret.

Rabbi Akiva explique: S’il y a un Juif qui soit né avec de la chance (Mazal) et il reconnaît son Créateur, et il se conduit avec humilité et ne croit pas être grand, et ne répond pas rudement au pauvre ni ne maudit celui qui est plus petit que lui-même, et donne de la Tsédaka aux pauvres et fait des actes de bonté aux riches en leur prêtant de l’argent et pense constamment à Hashem en disant, Qui suis-je ? Quelle est ma bonté ? Quelle est ma Tsédaka devant mon Créateur ? Alors cet homme goûtera le fruit de ses actions dans ce monde et le capital lui reste pour le monde à venir. Midrash Otiot dé Rabbi Akiva, lettre Dalét.

Nous apprenons de ce discours que si quelqu’un donne de la Tsédaka pour être loué, il perd son mérite et son acte devient un mal pour lui, car on lui paye dans ce monde et on lui ferme les portes du monde à venir.
Et ceci dépend des intentions de la personne. Car si la Tsédaka est donnée de façon publique mais dans le but unique d'influencer positivement les autres et les pousser à suivre son exemple et à donner eux aussi de la Tsédaka, meme s’il est reconnu par d’autres gens, il ne perd pas son mérite ni dans ce monde ni dans le monde à venir.

Et comment sait-on que l’intention de l’homme c’est soit d’être reconnu ou au contraire d’enseigner à autrui à donner de la Tsédaka? Si vous voyez qu’il a des membres de sa famille qui sont pauvres et ne les aide pas et néanmoins donne de la Tsédaka aux étrangers, alors c’est sûr qu’il veut seulement être vu et gagner ainsi de la réputation afin d’être loué. Et en particulier ceux qui achètent des Mitsvot devant la Kéhila (assemblée), mais qui lorsque les membres pauvres de leur famille vont chez eux, ils ne les aident point du tout… Séfer Méïl Tsédaka, Simane 1676.

La Tsédaka doit se faire immédiatement car celui qui a besoin d’elle est en train de souffrir et doit être soulagé de sa souffrance. Tout ce qui touche à la bonté doit se faire de façon immédiate, car celui qui a besoin de ceci souffre quand la Tsédaka est en retard. Et nos Sages ont dit (Sanhédrine 35). « Quand ils s’abstiennent de donner de la Tsédaka dans un jour de jeûne, ceci est considéré comme le versement du sang, et parfois le fait de s’abstenir de donner de la Tsédaka conduit au danger, comme dans le cas de Nakhoum Ish Gamzou (voir Taanit 21 - Un pauvre lui a demandé à manger et, le temps qu'il a pris pour décharger l'un des ses ânes, le pauvre est tombé raide mort).

Ne penses pas trop bien de toi-même au moment de donner de la Tsédaka, car tout ce que tu as appartient à Hashem. Ne te félicites pas quand tu donnes de la Tsédaka au pauvre. Comme si tu étais celui qui la donne réellement, car tout vient de Hashem et c’est lui qui te donne les forces pour gagner l’argent que tu as, et la portion du pauvre t’a été confiée pour la lui donner. Or haMéïr Déroush lé Rosh hashana.

Nous pouvons apprendre de la conduite d’Avraham Avinou plusieurs attitudes qui touchent à la qualité de bonté, en particulier, comment recevoir des hôtes.

  • Même quand il était malade ; il attendait au-dehors de sa tente les voyageurs pourqu’ils rentrent chez lui.
  • Il promettait peu mais faisait beaucoup, par rapport à la nourriture qu’il donnait à ses hôtes.
  • Il n’a pas fait attendre à ses hôtes, il ne voulait pas leur faire perdre le temps.
  • Il a tout fait avec empressement.
  • Il a servi lui-même ses hôtes, malgré le fait qu’il avait beaucoup de domestiques.
  • Il a élevé ses enfants dans l’observance de cette Mitsva.



A qui donner?


En principe, à tout celui qui est dans le besoin. Cependant, nos maîtres définissent un ordre de priorité.

De façon générale, il est bon de soutenir prioritairement ceux qui s'occupent de la Torah, comme il est dit: L’abondance dans le monde vient grâce au mérite des Talmidéï Khakhamine (Littéralement, disciples des sages, cad, ceux qui se consacrent à l'étude de la Torah), de façon qu ‘il convient que les riches veillent pour que leurs besoins soient satisfaits. Déguél Makhané Efraïm.

Rabbi Yossi, fils de Rabbi Khanina a dit au nom de Rabbi Éliézer ben Yaacov. Si un homme reçoit chez lui un érudit de la Tora et lui permet de jouir de ses possessions, l’Écriture qualifie cet acte comme s’il aurait offert une offrande brûlée journalière au Béït Hamikdash. (Témidim)

Rabbi Shmelke de Nikolsbourg dit, « quand un homme pauvre vous demande de l’aide, n’employez pas ses défauts comme excuse pour ne pas l’aider. Car alors, Hashem fera attention à vos transgressions et, certainement, Il découvrira un grand nombre de celles-ci. Il faut savoir que les transgressions du pauvre ont été déjà expiées à cause de sa pauvreté, tandis que les nôtres sont encore avec nous. Foun Unger Alter Otser, vol2, p99.

Les pauvres de sa propre maison sont prioritaires par rapport aux pauvres de la ville et les pauvres de la ville ont de la priorité sur les pauvres d’une autre ville, comme l’indique l’Écriture (Dévarim/Deutéronome 15:11): “Tu ouvriras la main à ton frère, au pauvre et à celui qui se trouve dans la misère dans ta terre.” Néanmoins, le gérant d’un fond de Tsédaka doit faire attention à ne pas donner plus d’argent à ses familiers qu’à d’autres gens pauvres.



Combien donner


Combien doit-on donner à quelqu’un qui est pauvre? “Ce dont il a besoin” (Dévarim/Deutéronome).

Ceci s’applique à un homme pauvre qui reçoit de la Tsédaka sans que personne le sache. Les gens de sa ville sont obligés de lui donner de façon à satisfaire tous ses besoins. Ainsi ils lui permettent de mener le même train de vie qu’il avait avant de s’appauvrir. Au contraire, si un homme pauvre demande de l’argent publiquement, il suffit de lui donner une petite somme d’argent qui soit d’accord avec son niveau. Au minimum, dans toute la ville, on devrait lui donner suffisamment de pain et de la nourriture pour deux repas par jour et un lieu pour dormir. On doit aider à soutenir et à habiller les non-Juifs pauvres avec les Juifs pauvres comme un acte de paix. Kitsour Shoulhane Aroukh, 34, 3.

Il est interdit de renvoyer les mains vides un pauvre qui demande un don, même si tout ce qu’on lui donne n’est qu’une figue sèche; ainsi le dit le psalmiste (Téhilim/Psaumes 74:21): "Que l’opprimé ne retourne pas confus!” Si vous n’avez rien à lui donner, consolez-le avec des paroles. Il est interdit de gronder durement ou de lever la voix contre une personne pauvre; car son coeur est brisé et humble. Ainsi est-il écrit dans(Ibid. 51:19); "Au cœur contrit et humilié tu ne le mépriseras Oh D-eu!" Malheur à celui qui fait honte aux pauvres! Il faut plutôt que nous soyons comme un père pour eux, en leur montrant de la compassion et en leur parlant comme l’affirme l’Écriture (Yov/Job 29:16):”J’étais un père pour les pauvres”. Kitsour Shoulhane Aroukh, 34,8.



Regles supplémentaires


Le plus grand niveau de Tsédaka, celui qui ne peut pas être surpassé, consiste à aider un Juif pauvre et à maintenir sa position avant qu’il n’arrive à la pauvreté extrême. Ceci peut se faire en lui offrant un cadeau approprié de façon honorable, en lui faisant un prêt, en lui donnant des parts dans une société ou en lui trouvant une affaire ou profession qui lui permette de se pourvoir à lui-même et ne soit plus forcé de s’appuyer sur autrui. Ceci est compris dans la Mitsva mentionnée dans (Vayikra/Lévitique 25 :35) « Si ton frère devient pauvre, et que sa main fléchisse près de toi, tu le soutiendras » ceci veut dire, tu l’aideras pour qu’il ne tombe pas.

En particulier il faut faire attention à donner de la Tsédaka à un Sage de la Tora (Talmid Khakham) pauvre de façon proportionnelle à son honneur. Sil ne veut pas accepter la Tsédaka, on devrait la lui offrir sous la forme de marchandises pour des affaires commerciales. La marchandise doit lui être vendue à bas prix et achetée à un prix plus élevé. S’il est un connaisseur des affaires commerciales, on doit lui prêter de l’argent pour qu’il l’investisse dans une affaire. Le Talmoud déclare (Psakhim 53b) : « Quiconque donne des marchandises à un Sage de la Tora mérite de s’asseoir dans l’académie céleste » .

Quiconque n’a pas besoin de la Tsédaka mais dupe les gens et prend de la Tsédaka, ne mourra pas sans avoir eu besoin de l’assistance publique. Malgré ceci quiconque a besoin de la Tsédaka et ne peut pas vivre à moins de la prendre, par exemple : un homme âgé, une personne malade et malgré cela se refuse de l’accepter, est considéré comme un assassin et doit répondre avec sa vie. Tout ce qu’il obtient grâce à sa douleur n’est que péché et iniquité....La libération des captifs reçoit la priorité sur le maintient des pauvres ainsi que leur donner des habits. En vérité, il n’y a pas de Mitsva plus grande que le secours des captifs. Car un captif se trouve dans un danger mortel.

Nous devons faire beaucoup plus d’attention à la Mitsva de Tsédaka qu’aux autres Mitsvot positives (Mitsvot Assé), car la Tsédaka est une caractéristique propre des descendants d’Avraham, comme c’est écrit « Car je l’ai choisi afin qu’il ordonne à ses fils et à sa maison après lui de garder la voie de l’Éternel, en pratiquant la droiture et la Tsédaka, et qu’ainsi l’Éternel accomplisse en faveur d’Avraham les promesses qu’il lui a faites ». (Béréshit/Genèse 18 :19). Rabbi Moshé ben Maïmon, « Mishné Tora », Lois des dons aux pauvres, 10 :1.



Il y a huit niveaux de Tsédaka, chaque niveau surpassant le niveau précédent.


1-Le niveau le plus élevé, au-delà duquel il n’y a pas d’autre, c’est celui de quelqu’un qui soutient un Juif pauvre en lui donnant un don ou un prêt, en entrant en société commerciale avec lui ou en lui trouvant un travail, de façon que sa main devienne forte et ne soit plus dans le besoin de demander l’aumône aux autres. Par rapport à ceci, l’Écriture déclare (Vayikra/Lévitique 25 :35) : « Et si ton frère devient pauvre et cherche ton aide, tu l’aideras comme à l’étranger et comme tel il vivra avec toi ». Ceci implique qu’il faut le soutenir avant qu’il tombe et devienne pauvre.

2- Le 2e niveau de Tsédaka est celui qui donne de la Tsédaka au pauvre sans connaître l’identité du récepteur et sans que celui-ci connaisse l’identité du donneur. Car l’observance de la Mitsva par elle-même (sans d’autres intérêts), ce type de Tsédaka était exemplifiée par la chambre secrète qui existait dans le Béït Hamikdash. Là, les Justes faisaient leurs dons en secret et les pauvres qui étaient les descendants de familles distinguées obtenaient leur maintient des donations en secret. Un niveau proche de celui-ci consiste à donner de l’argent à un fond de Tsédaka. On ne doit pas donner de l’argent à un fond de Tsédaka à moins qu’on sache que celui qui le gère est un Juif dévot, sage et capable de le gérer de façon correcte, comme était l’exemple de Rabbi Khanania ben Téradion.

3- Le niveau suivant correspond au casoù le donneur connaît l’identité de celui qui reçoit les dons mais celui-ci ne sait pas qui est son bienfaiteur. Un exemple de ce type de Tsédaka est donné par les grand sages qui se promenaient en secret en laissant de l’argent devant la porte des pauvres. Celle-ci est une façon correcte de donner de la tsédaka et elle constitue la conduite appropriée si les responsables du fond de Tsédaka ne remplissent pas leur devoir correctement.

4-Un autre niveau correspond à la situation dans laquelle le pauvre connaît l’identité de son bienfaiteur mais le donneur ne connaît pas l’identité du pauvre qui reçoit sa Tsédaka. Un exemple de ceci est donné par les sages qui liaient un fardeau de monnaies, les mettaient sur leurs dos et les pauvres venaient et prenaient les monnaies sans être humiliés.

5- Le niveau suivant consiste à donner (au pauvre) dans sa main avant que celui-ci fasse sa demande.

6- Le niveau suivant consiste à donner après avoir reçu la demande de quelqu’un.

7- Le 7e niveau consiste à donner moins de ce qu’il faut mais avec un visage heureux.

8- Le dernier niveau, le plus bas de tous, consiste à donner avec tristesse.

Rabbi Moshé ben Maïmon, « Mishné Tora », Lois des dons aux pauvres, 10 :8-14

Il est préférable d’augmenter les cadeaux aux pauvres (Matanot la Évyonim) que d’augmenter la nourriture festive (séoudat pourim) ou l’envoie de nourriture aux amis (mishloakh manot) car il n’y a pas de joie plus grande ni plus louable que de réjouir le cœur du pauvre, des orphelins, des veuves,ainsi que les convertis au judaïsme, car celui qui réjouit le cœur de ces gens affligés restaure la Shékhina (présence divine) comme il est écrit (Yéshayahou/Ésaïe 57 :15) : « Pour faire revivre la cœur de l’opprimé ».

Rabbi Moshé ben Maïmon, « Mishné Tora », Lois de la Méguila, 2 :17.

Rabbi Yéhoshoua a dit : Si un homme pauvre vient vers toi au matin, aide-le, s’il le fait au soir, aide-le aussi car tu ne sais pas lequel des deux, le Saint, Béni soit-Il, a destiné pour toi. Béréshit Rabba 61 :3.

Le riche qui ne donne pas deviendra pauvre

Rabbi Shimon a dit au nom de Rabbi Eliézer : qui a été celui qui a montré de la bonté à tous ceux qui avaient besoin d’elle ? Avraham aux anges. Il est écrit ; « et il s’arrêta avec eux au-dessous de l’arbre et ils ont mangé », (Béréshit/Genèse 18 :8). Mais, ont-ils mangé vraiment ? Rabbi Youdane expliqua qu’ils ont fait semblant de manger et de boire, les plats disparissaient aussi vite qu’ils arrivaient. Quelle récompense a donné le Saint, Béni Soit-Il aux enfants d’Avraham ? La manne tomba du ciel pour eux, le puits apparut pour eux dans le désert, des oiseaux leur ont été donnés, les nuages de gloire les ont entouré et le pilier de nuages a voyagé devant eux. Alors bien, ceci permet de déduire (kal vakhomer), si au cas où quelqu’un montra de la bonté envers ceux qui n’avaient pas besoin de celle-ci, le Saint, Béni-Soit-Il, récompensa ses fils. Combien plus ne fera t-il pas dans le cas de quelqu’un qui montre de la bonté envers celui qui a vraiment besoin d’elle ? Vayikra Raba 34 :7.

Dans toutes les fêtes et les jours saints un homme doit être heureux et il doit rendre heureux à l’homme pauvre. S’il se réjouit sans rien donner au pauvre son châtiment sera grand. Par rapport à un tel homme il est écrit, « voici je détruirai vos semences. Et je vous jetterai des excréments au visage, les excréments des victimes que vous avez sacrifiées, (Malakhi/Malachie 2 :3). Zohar Hakadosh 2 :88b.

La table d’un homme peut purifier tous ses péchés. Béni soit l’homme dont la table a les deux qualités suivantes, qu’à partir de celle-ci des paroles de Tora se lèvent vers le Saint, Béni Soit-Il et que de celle-ci de la nourriture soit donnée aux pauvres.



Quelques histoires


La Tsédaka abroge les mauvais décréts

Il a été enseigné ; On raconte l'incident suivant à propos de Benjamin le Juste, qui était le gérant du fond de Tsédaka. Un jour, pendant une année de pénurie une femme est allée le voir et lui a dit, « Monsieur, je vous prie de m’aider », il lui a répondu, « je jure qu’il n’y a pas un sous dans le fond de Tsédaka », à cela elle a dit à son tour : « Monsieur , si vous ne m’aidez pas une femme et ses sept enfants mourront ». À cause de cela il lui a donné de son propre argent. Quelque temps après cela, il tomba gravement malade. Les anges se sont dirigés vers le Saint, Béni Soit-Il, en disant : Seigneur de l’univers tu as dit que celui qui sauve une âme d’Israël est vu comme s’il aurait sauvé le monde entier, Benjamin qui a sauvé une femme et ses sept enfants devra-t-il mourir si jeune ? La sentence divine fût immédiatement abrogée. Il a été enseigné que vingt et deux années furent ajoutées à sa vie.




 
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